Meurtre de Frédéric Boulanger : l’avocat général a requis 24 ans de réclusion criminelle contre Yohan Hoffman

Un article portant le titre « Meurtre de Frédéric Boulanger : l’avocat général a requis 24 ans de réclusion criminelle contre Yohan Hoffman » a été récemment mis en ligne.

L’écrivain cité : d’anonymat

David Dufrasnes, avocat général à la cour d’assises du Hainaut, a requis jeudi une peine de 24 ans de réclusion criminelle contre Yohan Hoffman, coupable du meurtre de Frédéric Boulanger.

Les faits ont été commis la nuit du 18 au 19 avril 2023 dans le domicile du condamné à la rue du Congo à Mouscron.

La défense a plaidé une peine moins lourde, dénonçant au passage l’attitude du policier qui, cette nuit-là, a reçu l’appel au secours de la victime.

Cette nuit-là, peu après minuit, Frédéric Boulanger a appelé la police, déclarant être séquestré et pris dans un guet-apens tendu par un homme dont il n’a pas donné l’identité. Comme son téléphone était connecté au réseau français (la frontière étant située à un jet de pierres de là), le policier n’a pas pu localiser l’appel. Pour la défense, ce policier aurait dû être jugé en même temps pour non-assistance à personne en danger. « Et c’est ce même pouvoir, protecteur de la société, qui vous demande de le condamner à 24 ans de prison », peste Me El Abouti.

Vingt-quatre heures plus tard, Yohan Hoffman appelait à son tour la police pour déclarer qu’il avait fait « une grosse bêtise » et qu’il « avait tué » un homme, retrouvé dans sa cave.

Les légistes ont conclu à un décès par asphyxie mécanique. Les lésions constatées autour de la victime prouvent que Yohan Hoffman a privé la victime, qui était en état d’ivresse avancée, de respirer durant de longues minutes.

Durant le procès, la personnalité de la victime a été analysée. Yohan Hoffman a montré deux visages : celui d’un homme serviable et celui d’un homme colérique. Il semblerait aussi avoir des penchants homosexuels, ce qu’il conteste.

Le ministère public a requis une lourde peine afin de protéger la société d’un tel individu. La défense répond qu’il n’a jamais été vraiment aidé. Yohan Hoffman était toutefois soumis à un traitement médical pour gérer ses colères, mais il l’a arrêté de manière volontaire en 2015.

Le jury et la cour sont partis en délibération pour débattre de la peine. Yohan Hoffman n’a aucun antécédent judiciaire.

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